Confiance en Dieu

 

La Parole de Dieu base de la confiance en Dieu

 

La Bible, la Parole, est le Livre qui a été laissé entre nos mains pour le temps du voyage. Elle renferme la réponse à tous les besoins de notre âme et de notre cœur ; édification, exhortation, consolation, nous recevons tout par son moyen.

 

2 Timothée 3:16, 17 nous dit quel est le but de l’Écriture inspirée de Dieu : enseigner, convaincre, corriger et instruire dans la justice. Mais encore, la Parole ne nous a-t-elle pas été donnée afin que nous mettions notre confiance en Dieu ?

 

Pour se confier en quelqu’un, il faut d’abord le connaître. La Parole nous fait connaître Dieu, un Dieu d’amour qui nous est révélé dans la Personne et par le don de son Fils. Plus nous le connaîtrons et mieux nous pourrons nous confier en Lui. Toutes les circonstances de notre vie, ces circonstances qu’Il dirige Lui-même pour les faire concourir à notre bien, devraient avoir un même résultat : nous apprendre à le connaître davantage et, par suite, à nous confier entièrement en Lui. Car l’un est bien la conséquence de l’autre, ainsi que David l’a exprimé : « L’Éternel sera une haute retraite pour l’opprimé, une haute retraite dans les temps de détresse. Et ceux qui connaissent ton nom se confieront en toi » (Ps. 9:9, 10). Nous expérimentons ainsi, chemin faisant, ce que les Écritures nous ont dit de Lui et cette connaissance pratique — confirmation de celle que nous a donnée la Parole — devrait toujours nous conduire à la confiance en Dieu.

 

« Il a établi un témoignage en Jacob, et il a mis en Israël une loi qu’il a commandée à nos pères, pour qu’ils le fissent connaître à leurs fils, afin que la génération à venir, les fils qui naîtraient, les connussent, et qu’ils se levassent et les annonçassent à leurs fils, et qu’ils missent leur confiance en Dieu » (Ps. 78:5-7). La Parole n’est-elle pas pour nous — dans une toute autre mesure et sous un autre caractère sans doute — ce qu’était autrefois la loi pour Israël ? Ne renferme-t-elle pas aussi « les paroles des sages », ces paroles au sujet desquelles Salomon peut dire : « afin que ta confiance soit en l’Éternel, je te les ai fait connaître à toi aujourd’hui » ? (Prov. 22:19). Ce sont deux passages qui nous confirment dans la pensée que la Parole conduit à une entière confiance en un Dieu pleinement révélé par elle. Qu’elle s’adresse à un inconverti ou à celui qui possède la vie divine, elle est là pour nous inviter à nous confier sans réserve en Celui qu’elle nous fait connaître.

 

En maints endroits, elle contient à cet égard de pressantes exhortations : « Confie-toi de tout ton cœur à l’Éternel », dit encore Salomon dans ce même Livre des Proverbes (3:5). « Confiez-vous en l’Éternel à tout jamais »sera-t-il proclamé dans le cantique qui sera chanté dans le pays de Juda (És. 26:4). Et David a écrit dans un Psaume (37:3-7) : « Confie-toi en l’Éternel... Remets ta voie sur l’Éternel et confie-toi en lui... Demeure tranquille, appuyé sur l’Éternel, et attends-toi à lui… », et encore : « Confiez-vous en lui en tout temps » (Ps. 62:8).

 

Promesses faites à la confiance

 

À côté de ces exhortations — et, en quelque sorte, pour nous engager à mieux les suivre — nous avons des assurances qui sont données, des promesses qui sont faites à tous ceux qui savent se confier en Dieu. Dans le passage d’Ésaïe que nous venons de rappeler, nous lisons ceci : « Tu garderas dans une paix parfaite l’esprit qui s’appuie sur toi, car il se confie en toi ». Une paix parfaite ! N’est-il pas précieux de la connaître et d’en jouir au milieu d’un monde angoissé ? Les croyants hébreux, ayant enduré un grand combat de souffrances et accepté avec joie l’enlèvement de leurs biens, s’étaient en cela confiés en Dieu ; l’apôtre leur écrit : « Ne rejetez donc pas loin votre confiance, qui a une grande récompense » (Héb. 10:35). Une grande récompense ! Pensons-nous à ce que nous perdons du fait de notre manque de confiance ? Nous éprouverons cette perte devant le tribunal de Christ.

 

Des fidèles définitivement établis sur la montagne de Sion, après avoir expérimenté au travers de la tribulation que ceux qui s’attendent à Lui ne sont jamais confus, il sera dit : « Ceux qui se confient en l’Éternel sont comme la montagne de Sion, qui ne chancelle pas, qui demeure à toujours » (Ps. 125:1). Si David nous adresse les exhortations rappelées (individuelle au Ps. 37, collective au Ps. 62), c’est bien parce qu’il a pu faire, lui aussi, des expériences telles qu’il a écrit : « Oh ! Que ta bonté est grande, que tu as mise en réserve pour ceux qui te craignent, et dont tu uses devant les fils des hommes envers ceux qui se confient en toi ! Tu les caches dans le lieu secret de ta face, loin des complots de l’homme ; tu les mets à couvert dans une loge, loin des contestations des langues » — « Le méchant a beaucoup d’afflictions ; mais l’homme qui se confie en l’Éternel, la bonté l’environnera » — « Tous ceux qui se confient en toi se réjouiront, ils chanteront de joie à toujours, et tu les protégeras » (Ps. 31:19, 20 ; 32:10 et 5:11). Bonté connue : protection assurée au milieu de tous les dangers, car « il est un bouclier à tous ceux qui se confient en lui » (Ps. de David. 18:30) ; joie dans le cœur au travers de la souffrance, telle est la part de celui qui met sa confiance en Dieu seul. Aussi la Parole l’appelle-t-elle un bienheureux : « Bienheureux l’homme qui se confie en lui ». — « Bienheureux l’homme qui a mis en l’Éternel sa confiance » — « Bienheureux l’homme qui se confie en toi » (Ps. de David.. 34:8 ; Ps. de David 40:4 ; Ps. 84:12).

 

« Ainsi dit l’Éternel : Maudit l’homme qui se confie en l’homme, et qui fait de la chair son bras, et dont le cœur se retire de l’Éternel ! Et il sera comme un dénué dans le désert, et il ne verra pas quand le bien arrivera, mais il demeurera dans des lieux secs au désert, dans un pays de sel et inhabité. Béni l’homme qui se confie en l’Éternel, et de qui l’Éternel est la confiance ! Il sera comme un arbre planté près des eaux ; et il étendra ses racines vers le courant ; et il ne s’apercevra pas quand la chaleur viendra, et sa feuille sera toujours verte ; et dans l’année de la sécheresse il ne craindra pas, et il ne cessera de porter du fruit » (Jér. 17:5-8). Cet « arbre », c’est Christ lui-même, Christ homme, homme dépendant, homme obéissant, celui qui a pu dire par la bouche du psalmiste (et ce psalmiste c’est encore David !) : « Garde-moi, ô Dieu ! car je me confie en toi » (Ps. 16:1). Il s’est véritablement confié en Dieu comme homme et reste ainsi pour nous le parfait modèle de la confiance parfaite. Se confier en Dieu, c’est refléter quelque chose de Christ.

 

Christ comme modèle, David comme exemple

 

La Parole nous adresse donc des exhortations. avec les encouragements et les promesses qui les accompagnent ; elle nous présente aussi le divin Modèle qui seul les a réalisés en perfection. Mais une pensée pourrait nous arrêter : les exhortations sont si difficiles à suivre, le Modèle placé devant nous est si grand et nous sommes tellement faibles, notre foi est si petite... Alors, comme pour répondre à l’avance à de semblables objections, Dieu nous retrace dans son Livre la vie d’hommes « ayant les mêmes passions que nous », ayant été caractérisés aussi par des infirmités et des manquements — qui, cependant, ont su honorer Dieu d’une confiance entière et sans réserve. Il nous rappelle ce qu’ils ont été, par quel chemin ils ont dû passer et semble nous dire ensuite : Voilà quelqu’un qui, au travers de tout, a su se confier en moi.

 

Dans les passages de la Parole que nous avons déjà cités, nous avons remarqué de nombreux psaumes qui sont des psaumes de David, dans lesquels il nous dit qu’il se confie en Dieu (Ps. 16. Et nous pourrions citer encore : Ps. 7:1 ; 11:1 ; 13:5 ; 18:2 ; 25:1 ; 26:1 ; 52:8 ; 55:23 ; 56:3, 4, 11 ; 141:8 ; 143:8), puis nous décrit la part heureuse de ceux qui se confient en Lui (Ps. 5 ; 8 ; 31 ; 32 , 34 ; 40), enfin, nous exhorte à nous confier en Celui qui seul est digne de notre confiance (Ps. 37 ; 62). David est, en effet, un homme qui a mis sa confiance en l’Éternel. S’il a pu le faire, c’est bien parce qu’il le connaissait. N’a-t-il pas écrit : « Ceux qui connaissent ton nom se confieront en toi » (Ps. 9:10) ? Lisons le Ps. 23, nous verrons ce qu’il nous dit de son Berger, quels progrès il avait faits dans sa connaissance et dans la jouissance de sa communion. Serait-il possible, connaissant vraiment un tel Berger, de ne pas se confier en Lui ?

 

Sa confiance en l’Éternel brille tout au long de sa vie, dans la plupart des circonstances qu’il a eu à traverser ; nous en avons la preuve dans les nombreux psaumes que nous venons de citer. Nous pourrions considérer et ces circonstances et ces psaumes un à un, avec le plus grand profit. David ne s’est-il pas confié en Dieu quand il a dû affronter le géant Goliath, ou encore à Kehila, au désert de Ziph, au désert de Maon et même à Tsiklag brûlée par le feu ? Mais nous désirons seulement nous arrêter sur deux moments de sa vie, particulièrement douloureux pour lui, durant lesquels il s’est confié en Dieu d’une manière bien touchante.

 

2 Samuel 16 — Fuite devant Absalom

 

2 Samuel 16 nous présente la première circonstance dont nous aimerions nous occuper. « Et le roi David vint jusqu’à Bakhurim ». Il n’y a jamais un mot de trop dans la Parole ; s’il est écrit « le roi David », c’est bien parce que l’Esprit de Dieu veut attirer notre attention sur le fait qu’il était roi, bien que s’enfuyant de devant Absalom son fils. Où était sa place ? sur le trône. Où était-il ? Pourchassé par un homme de la maison de Saül qui le maudissait et jetait des pierres contre lui, déclarant qu’il était pris dans son propre mal et l’accusant d’être un homme de sang. Et pourtant, David avait refusé de verser le sang de Saül et de s’emparer du royaume par ce moyen, bien qu’il eût pu le faire à deux reprises (1 Sam. 24 et 26).

 

Au lieu de se révolter, David se confie en Dieu malgré tout. Il accepte les circonstances comme permises et même commandées par Lui, selon ce qu’exprimera plus tard le prophète : « Qui est-ce qui dit une chose, et elle arrive, quand le Seigneur ne l’a point commandée ? N’est-ce pas de la bouche du Très-Haut que viennent les maux et les biens ? Pourquoi un homme vivant se plaindrait-il, un homme, à cause de la peine de ses péchés ? » (Lament. de Jérémie 3:37-39). Aussi il dit à Ahishaï : « Oui, qu’il maudisse ; car l’Éternel lui a dit : Maudis David ! » Or, 2 Samuel 19:16-20 nous montre que l’Éternel ne le lui avait pas dit. Mais David savait ce qu’il méritait ; il savait que s’il était injustement accusé par Shimhi, il était par contre coupable sur certains points à l’égard desquels il n’était pas accusé. Il n’avait pas versé le sang pour s’emparer du royaume, mais ne l’avait-il pas fait pour essayer d’effacer la trace de son péché, dans l’affaire d’Urie ? Si Shimhi l’ignorait, Dieu le savait.

 

David accepte donc les circonstances de la main de Dieu et, se confiant dans sa bonté, il ajoute : « Peut-être l’Éternel regardera mon affliction, et l’Éternel me rendra le bien pour la malédiction qui tombe aujourd’hui sur moi » (v. 12). Il peut ainsi continuer son chemin en paix, ayant l’assurance que le cœur de Dieu est un cœur d’amour et qu’Il fera tourner en bien la malédiction qui pèse aujourd’hui sur lui.

 

Nous pourrons aussi cheminer en paix si, dans des circonstances semblables, nous savons mettre notre confiance en Dieu. Nous répéterons avec David les paroles qu’il a pu prononcer « lorsqu’il s’enfuyait de devant Absalom son fils : « Combien sont multipliés mes ennemis... Mais toi, Éternel ! tu es un bouclier pour moi ; tu es ma gloire et celui qui élève ma tête... Je me suis couché et je m’endormirai : je me réveillerai, car l’Éternel me soutient. Je n’aurai pas de crainte des myriades du peuple qui se sont mises contre moi tout autour... De l’Éternel est le salut... » (Ps. 3).

 

2 Samuel 24 — Le dénombrement

 

2 Samuel 24 retrace la deuxième circonstance à laquelle nous avons fait allusion. Après avoir procédé au dénombrement de ses hommes de guerre, David traverse encore une douloureuse épreuve, conséquence de son péché. « Le cœur de David le reprit, après qu’il eût dénombré le peuple... » Après... Sans doute l’avait-il déjà repris avant. Mais avant, on ne veut pas écouter. Quand le cœur fait entendre sa voix, on lui impose silence ; la passion parle plus haut et étouffe sa voix. Ensuite, quand le péché est consommé, c’est tout différent : il n’est plus possible de faire taire le cœur.

 

Ici, David n’a plus besoin du prophète pour l’amener au sentiment de son état de péché. Il déclare lui-même : « J’ai grandement péché ». Il avait dit souvent : « Ô Éternel, ma force » — « L’Éternel est la force de ma vie » — « L’Éternel est ma force et mon bouclier » ou encore : « Toi, tu es ma force » (Ps. 18:1 ; 27:1 ; 28:7 ; 31:4) et même : « Ceux-ci font gloire de leurs chars, et ceux-là de leurs chevaux, mais nous, du nom de l’Éternel, notre Dieu » (Ps. 20:7). En dénombrant ses hommes de guerre, il accomplissait un acte qui démentait de telles paroles. Agir d’une manière qui apporte le démenti à nos paroles, n’est-ce pas un grand péché ?

 

David se souvenait sans doute des paroles de Nathan : « L’Éternel a fait passer ton péché ». Il espérait en la grâce de Dieu et il pouvait certes le faire, car cette grâce demeure quoiqu’il en soit de nous. Heureux sommes-nous de le savoir ! Mais il y a toujours le jugement gouvernemental de Dieu que nous nous attirons par notre désobéissance. Ayant passé une nuit entière dans la prière, l’humiliation et la confession de son péché, David a entendu au matin les paroles de Gad. Trois choses entre lesquelles il fallait choisir, trois châtiments douloureux : sept années de famine, trois mois de poursuite par ses ennemis ou trois jours de peste ! Grande détresse ! Mais c’est encore pour David une occasion nouvelle de montrer comment il va se confier en Dieu. Il sait qu’il a mérité l’une de ces trois choses — il ne sait laquelle il faut choisir. Ce qu’il désire, c’est « tomber entre les mains de l’Éternel ». Car il sait bien que lorsque Dieu nous frappe en discipline, son cœur souffre avec nous et beaucoup plus que nous. Il connaissait le cœur des hommes, dur et méchant, mais aussi le cœur d’amour du Dieu dans lequel, malgré tout, il plaçait encore sa confiance !

 

Quel exemple nous est ainsi proposé ! Une telle confiance nous humilie, car David n’avait pas de révélation de Dieu comme un bon et tendre Père. Nous qui le connaissons sous ce caractère, combien mieux devrions-nous savoir nous confier en Lui ! Nous réaliserions ainsi que là se trouve le secret de la force et de la joie, comme nous le disent les deux passages suivants :

 

« Dans la tranquillité et dans la confiance sera votre force » (És. 30:15).

« Voici, l’œil de l’Éternel est sur ceux qui le craignent, sur ceux qui s’attendent à sa bonté, pour délivrer leur âme de la mort et pour les conserver en vie durant la famine. Notre âme s’attend à l’Éternel ; il est notre aide et notre bouclier. Car notre cœur se réjouira en lui, puisqu’en son saint Nom nous avons mis notre confiance » (Psaume 33:18-21).

 

Quel enseignement et quels encouragements, pour les jours actuels surtout ! Puissions-nous dire et réaliser, comme David : « ...mais moi, je me confierai en Toi » (Ps. 55:23).

 

Confiance

 

Nous avons une bienheureuse espérance

 

Les caractères du monde sont de plus en plus accentués et préoccupent les hommes du monde eux-mêmes ; nombre d’entre eux, cependant portés à croire que « demain sera comme aujourd’hui, et encore bien supérieur » (És. 56:12), en arrivent à douter et à craindre. Nous croyants, savons bien que ce monde ne va pas vers des jours meilleurs ; mais nous avons, Dieu soit béni, une « bienheureuse espérance » et nous en attendons la réalisation (Tite 2:13) — elle peut être opérée « en un instant, en un clin d’œil » (1 Cor. 15:52). À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ne savons pas si nous verrons étant encore sur la terre se terminer l’année commencée et s’ouvrir celle qui doit suivre. Combien nos cœurs se réjouiraient si la venue du Seigneur avait lieu auparavant, si nous étions ainsi « ravis » à sa « rencontre… en l’air » pour être toujours avec lui ! (1 Thess. 4:16 à 18). Oui, bienheureuse espérance, terme de nos luttes et de nos combats, joie de voir le Seigneur de nos propres yeux, de voir Sa propre joie, de contempler Sa gloire !

 

Comment le Seigneur nous trouvera-t-Il à Son retour

 

Mais nous pouvons rester quelque temps encore ici-bas, si le Seigneur nous y laisse, avoir à connaître peut-être des jours bien difficiles en raison d’une part, de l’état de ce monde et d’autre part, de l’état de la chrétienté et du témoignage — plus exactement, de ceux qui en sont les porteurs. Que de choses exercent nos cœurs et nos consciences, qui ne sont pas à la gloire du Seigneur ! Que de laisser-aller, que de relâchement dans notre marche individuelle et collective ! Tout cela est attristant, humiliant et doit nous amener à nous poser la question : dans quel état le Seigneur nous trouvera-t-il à son retour, dans quel état me trouvera-t-il ? Que chacun de nous se pose cette question et qu’elle nous sonde jusqu’au plus profond de nous-mêmes, afin de nous amener à juger devant Dieu tout ce qui n’est pas en rapport avec son caractère et ses voies, de telle manière que, comme Énoch en son jour, nous puissions, avant l’enlèvement, recevoir « le témoignage d’avoir plu à Dieu » (Héb. 11:5).

 

Certitudes et incertitudes

 

De quoi demain sera-t-il fait, s’il y a encore des jours à passer ici-bas ? Comme nous désirerions le savoir ! Mais Dieu ne nous en dit rien. Cela fait partie des « choses cachées » qui « sont à l’Éternel » (Deut. 29:29).

 

Nous avons dans la Parole de précieuses certitudes — nous avons été conduits à en rappeler quelques-unes au commencement de l’année 1976 — certitudes de la foi, dont nous sommes heureux de pouvoir jouir. Mais il est un domaine dans lequel, pour nous, tout est incertitude : demain, que sera pour nous ce jour de demain ? Y aura-t-il encore, pour nous, un demain sur la terre ? Tout cela exerce notre foi. Il nous faut tout remettre entre les mains de Dieu, d’un Dieu qui est notre Père et qui veut s’occuper de nous jusqu’au bout de la course, nous entourant de ses soins fidèles !

 

Confiance de la foi

 

Nous pouvons donc regarder en avant avec confiance, la confiance de la foi. Nous possédons les certitudes de la foi, qu’il nous soit donné de manifester, tout au long de l’année qui commence et jusqu’à ce que le Seigneur vienne, l’entière confiance de la foi ! Redisons avec David : « Et maintenant, qu’est-ce que j’attends, Seigneur ? Mon attente est en toi », et encore : « Mais toi, mon âme, repose-toi paisiblement sur Dieu ; car mon attente est en lui » (Ps. 39:7 ; 62:5). — Nous n’avons pas à nous demander quelles sont, si nous sommes laissés dans ce monde, les circonstances que nous aurons à rencontrer, dans le monde lui-même, dans notre vie individuelle, dans nos familles, dans la vie des assemblées. C’est notre bon et tendre Père qui a la haute main sur tout, qui dirige tout en vue de la manifestation de Sa gloire et de celle de son Fils — en vue de la formation et du bien des siens ! Il prépare tout, dispose tout en vue de tels buts, qu’il atteindra certainement. Nous pouvons être assurés que ce qu’il prépare pour nous, c’est ce qui sera pour notre plus grand bien (cf. Deut. 8:16 ; Rom. 8:28).

 

Ce que Dieu prépare : un sujet d’adoration

 

Attendons-nous à lui avec confiance ; nous pourrons dire alors avec l’Écriture : « Et jamais on n’a entendu, jamais on n’a ouï de l’oreille, jamais l’œil n’a vu, hors toi, ô Dieu, ce que Dieu a préparé pour celui qui s’attend à lui » (És. 64:4). — Nous savons ce qu’il a préparé pour notre éternel avenir, et certes cela nous confond et nous prosterne dans l’adoration ; mais aussi, si nous savions ce qu’il a préparé pour nous pour l’année qui commence, pour ce demain rempli d’incertitudes et peut-être de craintes, nos cœurs seraient réjouis ! Nous réaliserions vraiment que « l’attente des justes est une joie » (Prov. 10:28).

 

Attente dans la joie, non pas dans l’anxiété

 

Dans ce monde, l’attente est en général très pénible, angoissante parfois ; pour les « justes » — ceux qui ont été justifiés par la mort et la résurrection de Christ — elle est une joie, parce qu’ils n’ont aucun doute quant à l’amour de leur Dieu et Père, quant à sa puissance, quant à ses tendres soins envers eux. Le juste sait que ceux qui s’attendent à Dieu ne seront jamais confus et, à l’avance, il jouit avec bonheur de ce que Dieu accomplira pour lui ; il connaît une joie présente en attendant la joie éternelle : « une joie éternelle sera sur leur tête ; ils obtiendront l’allégresse et la joie ; le chagrin et le gémissement s’enfuiront » (És. 51:11). Cette joie sera la part de « ceux que l’Éternel a délivrés » et si cela peut être dit de ceux qui formeront le peuple terrestre, à combien plus forte raison de ceux qui constituent le peuple céleste !

 

Attendons-nous au Seigneur et attendons-le ! « Et je m’attendrai à l’Éternel... et je l’attendrai » (És. 8, 17). En l’attendant, en attendant le jour où sera goûtée la « joie éternelle », que déjà tout au long de cette année et jusqu’à son glorieux retour, il nous soit donné d’éprouver que « l’attente des justes est une joie » !

 

Toi seul es notre attente,

Ô notre Rédempteur !

Et notre âme contente

Trouve en toi son bonheur.

  

« Ce que Dieu a préparé pour celui qui s’attend à Lui » (Ésaïe 64:4) Application de ce verset à nos circonstances

 

Sans doute ce verset, cité en 1 Corinthiens 2:9, s’applique-t-il en premier lieu à ce que « la sagesse de Dieu en mystère, la sagesse cachée » (ib. 7), avait préparé de toute éternité pour l’homme perdu qu’Il voulait sauver « par la grâce, par la foi » (Éph. 2:8), pour ceux qu’Il voulait racheter afin de constituer l’Assemblée, épouse de Christ, les introduisant un jour dans le ciel même pour y goûter un éternel bonheur.

 

Mais nous pouvons le considérer aussi en rapport avec les circonstances que nous avons à rencontrer durant notre pèlerinage ici-bas. Nous sommes parfois préoccupés en pensant au chemin qui est devant nous ; bien souvent nous sommes inquiets, redoutant des jours difficiles, notre foi est en danger de défaillir et peut-être même le découragement nous gagnerait-il... Nous perdons de vue alors que nous sommes entre les mains d’un Dieu bon et fidèle — Sa fidélité est « de génération en génération » (Ps. 100:5 ; 119:90) comme aussi sa miséricorde (Luc 1:50) — entre les mains d’un Dieu qui a « préparé » ce qu’il sait bon, utile et profitable pour « celui qui s’attend à lui ». Si nous savions nous attendre à lui avec une pleine et entière confiance, nous ferions l’expérience que « l’attente des justes est une joie » (Prov. 10:28), nous nous réjouirions pleinement en pensant à ce que Dieu, dans sa sagesse et son amour, a « préparé » pour nous. Nous dirions avec le Psalmiste : « Et maintenant, qu’est-ce que j’attends, Seigneur ? Mon attente est en toi » (Ps. 39:7) et encore : « Mais toi, mon âme, repose-toi paisiblement sur Dieu ; car mon attente est en lui » (Ps. 62:5), les deux psaumes composés par David.

 

Nous désirerions considérer, parmi bien d’autres qui pourraient aussi arrêter notre attention, deux exemples — un dans l’Ancien Testament, l’autre dans le Nouveau — nous montrant comment Dieu prépare pour les siens ce qui dépassera même leurs espérances.

 

Exemple de Jacob

 

D’abord, celui de Jacob. Il « aimait Joseph plus que tous ses fils » ; tout au contraire, les frères de Joseph « le haïssaient, et ne pouvaient lui parler paisiblement ». Emportés par cette haine, « ils vendirent Joseph pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites ; et ceux-ci emmenèrent Joseph en Égypte ». Pour expliquer son absence à leur père, ses frères « prirent la tunique de Joseph, et tuèrent un bouc, et plongèrent la tunique dans le sang... et la firent parvenir à leur père, et dirent : Nous avons trouvé ceci ; reconnais si c’est la tunique de ton fils, ou non. Et il la reconnut, et dit : C’est la tunique de mon fils ; une mauvaise bête l’a dévoré... Et Jacob déchira ses vêtements... et mena deuil sur son fils plusieurs jours... Et son père le pleura » (Gen. 37:2 à 35). — Puis vint le jour où « il y eut famine dans tous les pays ; mais dans tout le pays d’Égypte il y avait du pain » (ib. 41:54). Jacob envoie alors ses fils en Égypte, sauf Benjamin, « car il disait : De peur qu’un accident ne lui arrive ! » (ib. 42:1 à 4).

 

À la suite des circonstances rapportées dans les chapitres 39 à 41 du livre de la Genèse, Joseph occupait en Égypte une position élevée. Le Pharaon ne lui avait-il pas dit : « Puisque Dieu t’a fait connaître tout cela, personne n’est intelligent et sage comme toi. Toi, tu seras sur ma maison, et tout mon peuple se dirigera d’après ton commandement ; seulement quant au trône, je serai plus grand que toi... Vois, je t’ai établi sur tout le pays d’Égypte » ? (ib. 41:39 à 41). — Lorsqu’ils arrivèrent en Égypte, Joseph reconnut ses frères ; « et eux ne le reconnurent pas » (ib. 42:8). Dans son cœur il leur avait pardonné, mais il ne pouvait se faire connaître à eux et leur déclarer son pardon tant qu’il n’y avait pas chez eux l’expression d’une sincère et profonde repentance (cf. Luc 17:3). C’est en vue de l’accomplissement de ce travail en eux qu’il garde Siméon, demandant à ses frères de revenir avec Benjamin. Quel moment douloureux pour Jacob quand il est mis au courant d’une telle demande ! Il dit alors à ses dix fils : « Vous m’avez privé d’enfants : Joseph n’est plus, et Siméon n’est plus, et vous voulez prendre Benjamin ! Toutes ces choses sont contre moi » (Gen. 42:36). Il n’est certes pas décidé à laisser aller Benjamin ! — Il ignorait alors — et même un peu plus tard, lorsque, la famine continuant à peser sur le pays, il doit dire à ses fils : « Et prenez votre frère, et levez-vous, retournez vers l’homme ; et le Dieu Tout-puissant vous fasse trouver compassion devant l’homme, afin qu’il renvoie votre autre frère, et Benjamin ! Et moi, si je suis privé d’enfants, j’en serai privé » (ib. 43:13, 14) — il ignorait alors ce que Dieu avait « préparé » pour lui. S’il avait pleinement compté sur Dieu, s’il s’était « attendu à lui », il n’aurait certes pas dit : « Toutes ces choses sont contre moi » !

 

Ce que Dieu avait « préparé » pour lui, c’était sa rencontre avec Joseph ! En vérité, cela dépassait toutes ses espérances... « Et Joseph attela son char, et monta à la rencontre d’Israël, son père, en Goshen. Et il se montra à lui, et se jeta à son cou, et pleura longtemps sur son cou. Et Israël dit à Joseph : Que je meure à présent, après que j’ai vu ton visage, puisque tu vis encore » (ib. 46:29, 30). — Jacob, après cent trente années d’épreuves douloureuses, de disciplines parfois sévères, allait vivre les dix-sept dernières années de sa vie avec tous ses enfants, bénir Joseph et ses fils (ib. 48:13 à 22) et prononcer les paroles prophétiques rapportées au chapitre 49. Combien merveilleux était ce que Dieu avait « préparé » pour lui !

 

Exemple de Marie de Magdala

 

Un autre exemple, celui de Marie de Magdala. Combien elle aimait le Seigneur ! D’elle, il avait « chassé sept démons » (Marc 16:9) ; elle avait été heureuse de pouvoir le suivre dans son sentier, de l’assister de ses biens (Luc 8:1 à 3). Elle était venue au sépulcre, après qu’il avait été crucifié et mis dans le tombeau ; elle était venue avec d’autres femmes, « apportant les aromates qu’elles avaient préparés ». Certes, elle n’aurait pas dû chercher « parmi les morts celui qui était vivant », oubliant ses paroles : « Il faut que le fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, et qu’il soit crucifié, et qu’il ressuscite le troisième jour » (Luc 24:1 à 10). — En présence des anges, alors que ceux auxquels ils apparaissent sont généralement bouleversés, le cœur de Marie de Magdala ne peut être détourné de la personne de Jésus ! Elle aimait profondément le Seigneur et tandis que Pierre et Jean s’en étaient retournés chez eux, elle « se tenait près du sépulcre, dehors, et pleurait » (Jean 20:1 à 11). Marie pleure parce qu’elle est dans l’ignorance de ce que Dieu a fait. Aurait-elle pleuré si elle avait su ce qu’Il avait « préparé pour elle » ? Certainement pas. C’est à elle que Jésus devait apparaître « premièrement » (Marc 16:9). Elle avait cherché parmi les morts Celui qui était vivant... Elle n’avait qu’à se « tourner en arrière » pour voir Jésus qui était là (Jean 20:14). Il ne fait aucun reproche à Marie, Il vient à elle parce qu’il sait ce qui se passe dans son cœur et c’est à elle qu’il confie ce précieux message, tant de fois rappelé depuis lors et qu’elle devait délivrer aux disciples avant leur rassemblement du premier jour de la semaine : « Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu » (ib. 17, 18).

 

On a parfois posé la question : pourquoi le Seigneur a-t-il chargé de ce message, de cette mission, Marie de Magdala plutôt que Marie de Béthanie qui, elle, a aimé le Seigneur « en connaissance et toute intelligence » (cf. Phil. 1:9), qui n’est pas venue chercher parmi les morts celui qui était vivant et qui a eu le privilège de répandre à ses pieds le « parfum de nard pur de grand prix », parfum gardé « pour le jour de sa sépulture » (Jean 12:3, 7) ? — La Parole ne nous le dit pas, mais il est certain que le Seigneur ne s’est pas trompé, ne pouvait pas se tromper. Il a apprécié l’amour de Marie de Magdala, il a vu ses larmes... ces larmes ont touché son cœur. — Mais Marie de Magdala n’aurait pas pleuré si elle avait su tout ce qui était « préparé » pour elle. Que de fois nous pleurons, alors que si nous savions ce que Dieu a « préparé » pour nous, notre attente serait une joie !

 

« Celui qui s’attend à lui » ! Nous pouvons bien demander, comme les disciples autrefois : « Augmente-nous la foi » (Luc 17:5). Application de ce verset à un début d’année

 

Si le Seigneur n’est pas venu auparavant, une année nouvelle va s’ouvrir. Que va-t-elle nous apporter ? Nous ne le savons pas. Mais ce que « nous savons » c’est « que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son propos » (Rom. 8:28). N’ayons donc aucune crainte ! Qu’au contraire une pleine confiance remplisse notre cœur ! Soyons pleinement assurés que ce que Dieu a « préparé » pour nous est pour notre plus grand bien. Il nous aime toujours — son amour ne change pas et ne peut pas changer — de ce même amour pleinement manifesté quand il a donné pour nous son Fils : Il « n’a pas épargné son propre Fils », Il « l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi librement, de toutes choses avec lui ? » (ib. 32). Rappelons encore ce que ce même chapitre nous enseigne : il y a une Personne divine dans le ciel, Christ, « qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous » (v. 34), et il y a une Personne divine sur la terre, le Saint Esprit, habitant dans le croyant et dans l’Assemblée, qui « nous est en aide dans notre infirmité », qui « intercède par des soupirs inexprimables », qui « intercède pour les saints, selon Dieu » (v. 26, 27). Et il y a Dieu le Père, qui « est pour nous » ; l’apôtre peut ajouter : « qui sera contre nous ? » (v. 31). —Ayant un tel secours divin, assurés que Dieu a « préparé » ce qu’il y a de meilleur pour nous, avançons dans une pleine paix, nous « attendant à lui », jusqu’à l’heureux moment, si proche sans doute, où le Seigneur réalisera Sa précieuse promesse et nous introduira dans la maison du Père où Il a préparé nos places !

 

Garde nous dans ta paix durant notre voyage,

Jusqu’au jour bienheureux où, loin de tous les maux,

Nous goûterons ensemble un bonheur sans nuage,

Introduits par Jésus dans l’éternel repos.

 

Certitudes

 

Pour le passé, le présent, l’avenir, la foi possède de précieuses certitudes et elle est appelée à en jouir.

 

Certitudes pour le passé « Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères » (1 Jean 3:14).

 

Alors que nous étions « morts dans nos fautes et dans nos péchés » (Éph. 2:1), nous possédons maintenant la vie de Dieu, la vie éternelle, par la foi en Christ et en son œuvre : « Dieu nous a donné la vie éternelle ; et cette vie est dans son Fils : celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. — Je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5:11 à 13). Nous sommes donc « passés de la mort à la vie », c’est une certitude et nous avons un triple témoignage : 1° notre propre esprit — 2° le Saint Esprit : « L’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu » (Rom. 8:16) — 3° l’amour que nous avons pour les enfants de Dieu, frères et sœurs en Christ (1 Jean 3:14).

 

L’amour fraternel est l’un des fruits de la nouvelle nature, celle du Dieu d’amour. Aimer les frères est un devoir, c’est aussi un privilège ; en dehors de toutes les bénédictions qui se rattachent à la manifestation de cet amour, il y a pour le cœur du racheté l’assurance de ce fait : puisqu’il aime ainsi, il est un enfant de Dieu, il est « passé de la mort à la vie ».

 

Comment cet amour fraternel peut-il et doit-il être manifesté ? La 1ère épître de Jean nous enseigne que l’obéissance est liée à l’amour, que l’amour et l’obéissance sont deux caractères essentiels de la vie nouvelle. C’est donc en obéissant à la Parole que nous montrerons que nous aimons les frères et il n’est pas de véritable amour en dehors du chemin de l’obéissance, ainsi d’ailleurs que l’apôtre le dit un peu plus loin : « Par ceci nous savons que nous aimons les enfants de Dieu, c’est quand nous aimons Dieu et que nous gardons ses commandements » (5:2).

 

La 1ère épître de Jean nous donne, tout au long, des certitudes : l’expression « nous savons » (ou « nous saurons », 3:19) s’y trouve quatorze fois (2:3, 5, 18 ; 3:2, 14, 19, 24 ; 4:13 ; 5:2, 15 — 2 fois — 18, 19, 20).

 

Certitudes pour le présent

 

« Nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son propos » (Rom. 8:28).

 

Notre passé est à jamais réglé. Certitude d’une valeur infinie ! Mais nous avons à connaître les difficultés du désert, les « souffrances du temps présent » (ib. 18). Que d’épreuves, dont certaines particulièrement douloureuses, que d’exercices pour les rachetés du Seigneur ! Au travers de tout cela, la prière est pour nous une ressource de valeur inestimable.

 

Sans doute y a-t-il à cet égard quelque chose que « nous ne savons pas », qui tient à notre infirmité, à notre peu de discernement spirituel : « nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient » (ib. 26), ce qui ne veut pas dire que nous ne savons pas exprimer des demandes, mais que nous ne savons pas discerner ce qui est en accord avec ce que Dieu désire pour nous. Il nous donne alors un double encouragement : d’une part, l’Esprit qui habite en nous « nous est en aide dans notre infirmité... intercède par des soupirs inexprimables... intercède pour les saints, selon Dieu » (ib. 26, 27) et d’autre part, il y a pour la foi une heureuse certitude : « nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu » (ib. 28). — « Toutes choses », l’expression ne comporte aucune exception : il n’est pas une circonstance de notre vie dont Dieu ne se serve pour nous faire « du bien à la fin » (Deut. 8:16). Avec de telles promesses, nos cœurs ne devraient-ils pas être gardés dans une pleine paix au travers de toutes les difficultés du chemin et de toutes les souffrances qu’elles peuvent entraîner ? Nous ne comprenons pas toujours pourquoi Dieu les permet et quel but il se fixe en cela mais, quoi qu’il en soit, nous pouvons toujours nous reposer sur lui avec l’entière confiance de la foi, nous répétant sans cesse ce verset 28 de Romains 8, que nous connaissons si bien mais que, dans la vie pratique, nous perdons de vue si souvent !

 

Des sujets d’exercice et de tristesse, qui de nous n’a les siens ? Mais nous devrions nous décharger entièrement de tout ce qui est pour nous un motif d’inquiétude, ainsi que la Parole nous y exhorte :

 

« Ne vous inquiétez de rien », nous donnant en même temps le moyen de réaliser cette exhortation : « mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces ». Et la promesse divine s’accomplira certainement : « la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4:6, 7). — Nous devrions également nous débarrasser de tous nos soucis, si nombreux soient-ils : « Rejetant sur lui tout votre souci, car il a soin de vous » (1 Pierre 5:7). Que d’expressions, dans ces divers passages, qui ne comportent aucune exception !

 

Si nous réalisions pratiquement les exhortations rappelées de Phil. 4 et 1 Pierre 5, inquiétudes et soucis ne seraient ni dans nos cœurs ni sur nos lèvres ! Lorsque nous avons tout remis entre les mains de notre bon et tendre Père, nous confiant pleinement en lui, pourrions-nous avoir souci ou inquiétude ? Bien au contraire, « la paix de Dieu... garde nos cœurs et nos pensées dans le Christ Jésus » !

 

C’est l’apôtre Paul qui nous invite à n’avoir aucune inquiétude, tandis que l’apôtre Pierre nous exhorte à n’avoir pas de souci. La Parole retrace le chemin de l’un et de l’autre : que de circonstances au travers desquelles ils auraient pu avoir inquiétude et souci ! Mais dans les moments les plus difficiles — lorsque Pierre était dans la prison où l’avait fait enfermer Hérode, livré « à quatre bandes de quatre soldats chacune, pour le garder, voulant, après la Pâque, le produire devant le peuple » (Actes 12:1 à 6) ; lorsque Paul était dans la prison de Philippes, lorsque les Juifs « cherchaient à le tuer », ou encore, lorsqu’il était sur le navire en route pour l’Italie (ib. 16 ; 21:31 ; 27) — dans les moments les plus difficiles, disons-nous, l’un et l’autre de ces deux apôtres regardaient vers Celui qui seul pouvait les secourir et qui l’a fait si merveilleusement. De sorte que les expériences qu’ils ont vécues leur permettent de nous adresser les exhortations que nous venons de rappeler. Qu’il nous soit accordé d’imiter leur exemple, n’oubliant pas que Dieu a « soin de nous » et veut nous garder dans sa paix !

 

Certitudes pour l’avenir

 

« Car nous savons que si notre maison terrestre, qui n’est qu’une tente, est détruite, nous avons un édifice de la part de Dieu, une maison qui n’est pas faite de main, éternelle, dans les cieux » (2 Cor. 5:1).

 

Si nous avons des certitudes pour le passé et pour le présent, nous en avons aussi pour l’avenir. — Nous sommes présentement dans « une tente », dit l’apôtre, dans un corps qu’il appelle « le corps de notre abaissement », qui va être, à la venue du Seigneur, « transformé » en un corps glorieux, conforme à celui de Christ, Homme glorifié (Phil. 3:20, 21) ; c’est pourquoi l’apôtre écrit : « nous avons un édifice de la part de Dieu... ». Dans notre corps d’infirmité, nous souffrons de bien des manières, et combien grandes sont ces souffrances pour tant de croyants ! Prenons courage, le Seigneur nous dit : « Oui, je viens bientôt » ; alors, « en un instant, en un clin d’œil nous serons changés » (1 Cor. 15:52).

 

C’est dans un monde dont Satan est le chef que nous cheminons et que nous allons commencer une nouvelle étape, si la patience du Seigneur dure encore. Les hommes de ce monde savent sans doute beaucoup de choses en bien des domaines, mais l’homme loin de Dieu ne sait ni d’où il vient, ni où il va. En fait, il ne sait rien du passé, rien de l’avenir, si peu du présent... Apprécions toujours mieux et avec toujours plus de reconnaissance la part qui est la nôtre, pour le passé, le présent et l’éternel avenir ! Avec l’Écriture inspirée, nous pouvons répéter : « nous savons ». Que les trois « nous savons », sur lesquels est arrêtée notre attention au début de cette année nouvelle, soient devant nous un jour après l’autre, afin que nous soyons conduits à manifester, par l’amour et l’obéissance, les caractères de la vie que nous possédons en Jésus — afin que nos cœurs, quelles que puissent être les circonstances que nous aurons à traverser, débarrassés d’inquiétude et de souci, jouissent d’une pleine paix, en attendant la réalisation de la bienheureuse espérance !

 

Car Lui-Même a dit : « Je ne te laisserai point et je ne t’abandonnerai point » (Héb. 13:5)

 

Promesse de l’Éternel de ne pas abandonner Jacob. Objet de la haine d’Ésaü son frère, béni par Isaac son père, Jacob s’en va à Charan ; et dans le lieu où il décide de passer la nuit, l’Éternel lui apparaît et lui déclare notamment : « Et voici, je suis avec toi ; et je te garderai partout où tu iras et je te ramènerai dans cette terre-ci, car je ne t’abandonnerai pas jusqu’à ce que j’aie fait ce que je t’ai dit » (Gen. 28:15). C’est à Béthel (maison de Dieu) que Jacob entendit de telles paroles, que de telles promesses lui furent faites.

 

Promesse de l’Éternel de ne pas abandonner Josué et le peuple

 

Le peuple de Dieu, arrivé au terme de son voyage à travers le désert entend les paroles de Moïse, qui s’adressent « à tout Israël » : « Je suis aujourd’hui âgé de cent vingt ans, je ne puis plus sortir et entrer ; et l’Éternel m’a dit : Tu ne passeras pas ce Jourdain. L’Éternel, ton Dieu, lui-même va passer devant toi ; c’est lui qui détruira ces nations devant toi, et tu les déposséderas. Et l’Éternel les livrera devant vous, et vous leur ferez selon tout le commandement que je vous ai commandé. Fortifiez-vous et soyez fermes, ne les craignez pas, et ne soyez point épouvantés devant eux ; car c’est l’Éternel, ton Dieu, qui marche avec toi ; il ne te laissera pas et il ne t’abandonnera pas » (Deut. 31:1 à 6). Ensuite, Moïse s’adresse, non plus « à tout Israël » mais à Josué seulement, avec les mêmes paroles et lui faisant les mêmes promesses : « Il ne te laissera pas et il ne t’abandonnera pas : ne crains point, et ne t’effraye point » (Deut. 31:7, 8).

 

Après la mort de Moïse, c’est l’Éternel Lui-même qui parle à Josué pour lui dire : « Comme j’ai été avec Moïse ainsi je serai avec toi : je ne te laisserai point et je ne t’abandonnerai point. Fortifie-toi et sois ferme, car toi tu feras hériter à ce peuple le pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner. Seulement fortifie-toi et sois très ferme... » (Josué 1:5 à 7).

 

Promesse de l’Éternel de ne pas abandonner David

 

Plus tard. David s’adresse à son fils Salomon, alors qu’il va monter sur le trône pour bâtir la maison de l’Éternel : « Fortifie-toi, et sois ferme, et agis ; ne crains point, et ne t’effraye point ; car l’Éternel Dieu, mon Dieu sera avec toi : il ne te laissera point et ne t’abandonnera point, jusqu’à ce que soit achevé tout l’ouvrage du service de la maison de l’Éternel » (1 Chron 28:20).

 

Une promesse encore valable aujourd’hui

 

Dans le Nouveau Testament, nous retrouvons cette promesse : « ... Car lui-même a dit : Je ne te laisserai point et je ne t’abandonnerai point » (Héb. 13:5).

 

Combien une telle promesse, faite et confirmée si souvent, est de nature à réjouir nos cœurs et à nous encourager dans le chemin qui conduit à la Maison ! Une année vient de se terminer, tout au long de laquelle nous avons pu connaître les uns et les autres des circonstances bien difficiles... Et que sera le chemin que nous aurons à parcourir demain, s’il y a pour nous un demain ici-bas ? Au travers de tout, une telle promesse — « Je ne te laisserai point et je ne t’abandonnerai point » — est douce à nos cœurs et de nature à fortifier notre faible foi. Que sans cesse ces mots se fassent entendre à nos oreilles, et surtout à nos cœurs !

 

Jamais Dieu ne délaisse

Qui se confie en Lui ;

Si le monde m’oppresse,

Lui-même est mon appui.

Ce Dieu bon et fidèle

Garde en sa paix les siens

Pour la vie éternelle,

Et les comble de biens.

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 

 

parole de vérité